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Une levée de deuil |
La levée de deuil se fait entre un an et deux après le décès de la personne. Le cas évoqué ici est celui d’un homme de l’intérieur, ayant des enfants connus habitant à Bujumbura. Donc première levée de deuil en ville. |
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Cela commence par une partie familiale : boire le lait. La vache et le lait (réellement yaourt clair) sont des symboles très forts au Burundi. Quand on boit le lait, au déjeuner, le grand verre doit être rempli à ras bord, sinon ce n’est pas bien ! Donc le matin de la levée de deuil, un oncle arrive et donne une lance au fils aîné et homme marié ; il devient le chef de la famille étendue. Puis les membres de la famille se mettent dans un ordre plus ou moins rituel (date de naissance des enfants, puis femmes de ceux-ci et petits enfants) et boivent le lait (actuellement Fanta, quelle tristesse !) Participation à l’office religieux, puis première séance avec une centaine de participants, dans un restaurant. Discours, une boisson chacun et le tout est terminé vers 15 heures. |
| La deuxième séance a lieu le samedi suivant, dans les collines. Après l’office, une cérémonie dehors : une personne ayant autorité (ici un vieil oncle) fait un discours et incite toute personne ayant une dette morale ou physique envers ou de la personne décédée de l’annoncer. J’ai cru retrouver dans cet acte un souvenir de l’apaisement recherché pour les esprits des ancêtres ; on croyait autrefois, que ceux-ci restaient à rôder autour des personnes les plus proches et à leur chercher du mal si tout n’était pas bien réglé pour leur permettre un repos tranquille. |
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La coutume (encore connue, je crois même parfois pratiquée) de verser au sol quelques gouttes du liquide qu’on boit est aussi dans cet esprit là. Puis, dans une salle, une cérémonie semblable à celle de Bujumbura avec aussi une centaine de personnes, plus proche du défunt et de la famille que celles de la ville. Un grand repas pour tous termine la journée. |
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