Fabienne : Le sommet
Ana Tereza : Complexe!
Fabienne : C'est un texte assez érotique. Paarce qu'il parle
de la terre, puis de l'ouverture et de l'envol.
Liliane: je me demande si dans la ville, le passant est souvent mis
en péril optique, en vertige. Le vertige concerne la pulsion érotique.
Fabienne: oui, sûrement.
Rébecca: quand on a le vertige du haut d'un immeuble, c'est
la profondeur qui attire.
Ana Tereza: c'est une attraction.
Fabienne: c'est une attirance entre goût et dégoût.
Liliane: je pensais au péril comme une brusque modification
de quelque chose dans la ville.
Fabienne: par exemple, tu t'attends à voir un bâtiment
et il n'est plus là. C'est valable pour la ville qu'on connaît.
Rébecca: le péril optique est toujours présent
dans la ville inconnue.
Liliane: pourquoi on serait mis en péril à la fois par
l'inconnu et par l'absence du connu?
Fabienne: il y a des gens qui ne se sentent pas en péril. Ils
chercheraient plutôt l'effet de surprise, plus maîtrisable..
Les touristes, par exemple, cherchent les bâtiments stables, dans
le patrimoine historique.
Ana Tereza: c'est aussi le cas des repères Mac Donald.
Décor: à l'atelier de Fabienne, bâtiment gaz, site
Artamis, lundi 29 juin, 12h-15h40, avec Bohdan qui mastérise et
gère.