Fabienne Guillermin
ESAV - 27 juin 1998
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Toute ville offre également son plan. Un point rouge pour nous aider à nous situer. Une légende pour nous permettre de mesurer la distance qui nous sépare de ses monuments.
situations... fluctuations...
- La république des réfugiés
Pour répondre, et à l'exemple des États-Unis qui se sont enrichis d'apports culturels multiples et qui désormais exercent de façon répressive un contrôle sur le flux migratoire, la République des Réfugiés revendique, pour court-circuiter cette forme discriminatoire d'accueil et d'hospitalité, la création d'une république supraterritoriale (sans lien avec le territoire physique) autonome pour les réfugiés qui a eux-seuls représentent une population égale à celle de la France. La terre, le sang, la langue qui sont autant d'opérateurs traditionnels et conservateurs de ralliement ne devraient plus faire lien. L'appartenance, si tant est qu'on doive absolument s'y référer, ne peut s'affirmer qu'à la lumière du partage et de l'expérience d'une même condition : être déplacé. Le visa de transit remplacerait le passeport.
- Le parlement européen des écrivains
Ce parlement a également mis en place un réseau de villes refuges, autonomes, pour acceuillir des intellectuels, dissidents, censurés dans leur pays ou encourant la peine de mort, en s'appuyant sur les lois de l'hospitalité et le principe des cités médiévales : Quid est in territorio est de territorio.
Pour combattre le modèle dominant ou l'idéologie capitaliste, tous les mouvements contestataires du XXe siècle ont cherché à établir des liens par delà les frontières et ainsi fonctionner en réseau. L'espéranto (la langue internationale), le modernisme, le communisme, l'international situationniste... ont tous adopté et sans équivoque le mot international.
- Le Web
libre circulation ?
On formule déjà des volontés de réglementation et de censure.