Yves: le déplacement pendulaire empêche le contact entre les gens. Est-ce une mesure volontaire de la part des expoitants, des propriétaires d'usine, des entreprises?
Bohdan: au 19e s. les patrons logeaient les ouvriers dans la proximité des usines.
Ana Tereza: aujourd'hui, il semble qu'il y ait une volonté de rapprocher le lieu d'habitation et le lieu de travail, pour une minorité.
Liliane: sous la forme de l'actualité du télé-travail.
Bohdan: avec le télé-travail, on assiste à une fiction: on s'habille comme pour aller au travail, on sort d'une chambre, on passe dans une autre, on revient dans la même pièce, c'est tout télé-travail.
Ana Tereza: dans ce cas, il y a une absence d'espace public.
Yves: l'espace public ne serait plus qu'un lieu de transit. On n'a que le temps de passer, de manger, de prendre des informations, tout dans un même temps court.
Fabienne: l'espace public existe encore, comme par exemple, le bistrot pour quelques habitués.
Liliane: y a-t-il encore un espace public au sens où on l'entendait, il y a , mettons 20 ans?
Bohdan: l'espace public pourrait être dit comme le lieu où on échange quelque chose sans que ça coûte.
Yves: on échange encore à la Plaine de Plainpalais. Des coups.
Fabienne: la rue pour les enfants est encore un espace public. Il existe encore le quartier des Pâquis.
Rebecca: il y une grande différence entre la ville et le village, le centre ville et les quartiers.
Bohdan: il n'y a plus de village.
Fabienne: ici, il n'y a plus de village.
Yves: il y a encore des villages où les enfants jouent. Ils sont à la périphérie de Genève.
Liliane: la culture urbaine a déteint depuis longtemps sur le village. Et si c'est seulement avec les enfants qu'on peut considérer qu'il y a encore de l'espace public... regardez ici, dans le parc, les enfants jouent seuls où est l'espace public?
Fabienne: ici, peut-être. Mais ailleurs, ça existe encore.
Décor: au kiosque des Bastions, à l'extérieur, en regardant le parc et la place des jeux. Jeudi 18 juin, de midi à 14h.